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Le blog de la Maison cévenole est un espace d'informations et d'échanges concernant l'association et les activités qui ont lieu à Saint-Gervais. Ce blog vous permet de faire part de vos avis, idées et commentaires.
La Maison cévenole des Arts
et Traditions populaires
à Saint-Gervais-sur-Mare (Hérault)
La Maison cévenole, c'est à la fois un point d'informations touristique, une salle d'exposition et un centre d'interprétation du patrimoine ... C'est aussi une association de bénévoles qui animent la vie culturelle et participent à l'entretien des paysages... pour le plaisir des randonneurs. C'est enfin une équipe qui travaille en faveur du développement d'un tourisme raisonné et de qualité sur le
territoire.
Programme des manifestations organisées par ACAPMOS
Samedi 21 juillet, 21 h, à l'église paroissiale de St Gervais
Concert de musique classique
Orgue (Bach)
Concerto pour deux guitares musique du Chili
Piano et violon (Tchaikovsky)
Piano et scie musicale : la Norma de Bellini
Choeur de chant italien, espagnol, brésilien, irlandais ....
Entrée gratuite, participation libre pour l'entretien de l'Orgue.
Vendredi 27 juillet, 15h, à l'église paroissiale de St Gervais
Mini-concert et visite de l'orgue
Samedi 11 août, 15h, à l'église paroissiale de St Gervais
Mini-concert et visite de l'orgue
Dimanche 9 septembre 2012
* Salle culturelle de St Gervais de 14H15 à 15H 30 :Conférence et vidéo projection sur les travaux de sauvegarde du Château de Neyran XIII éme siècle. Entrée gratuite.
* Animation place de l'Eglise de 15h30 à 16h.
* Musique et reconstitution de vieux métiers de la forêt : scieurs de longs et scieurs avec passe-partout.
* Concert exceptionnel des meilleures scies musicales de France accompagné par le Quintette à cordes d'Avignon et la soprano franco-japonaise Méjé Masuda à l'Eglise de St-Gervais de 15h à 17h45. Places numérotées, 20€ / personne.
Réservations : Maison Cévenole des Arts et traditions populaires à partir du 1er juin
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Déjà un classique !
UN SIECLE DE BOTANIQUE EN HAUT-LANGUEDOC
un ouvrage de Frédéric Andrieux et Jacques Salabert
Aux éditions BIOTOPE, en vente à la boutique de la Maison cévenole, 29 euros.
(Actualisation de La Florule de la vallée supérieure de la Mare et des environs de E.PAGES)
Cent ans après l'inventaire de E.Pagès, cet ouvrage actualise les connaissances sur la diversité botanique entre Hérault et Aveyron. On y retrouve les traits marquants de l'évolution de la flore à la suite des mutations économiques et sociétales du XXe siècle (déprise agricole et industrielle, exode rural....). Apparition ou disparition d'espèces, variation de leur abondance ou des aires de répartition, ce travail témoigne de l'actuel dynamisme de la flore locale.
Un ouvrage essentiel pour apprécier la richesse botanique de la haute vallée de la Mare (qui abrite un cinquième des espèces végétales de France !) et pour comprendre son évolution récente à partir du travail de pionnier initié dès 1912 par E.Pagès.
Toujours dans le domaine botanique :
LA FLORE DU HAUT-LANGUEDOC
par Philippe Durand, François Livet, et.... Jacques Salabert
Editions du Rouergue et Parc naturel régional du Haut -Languedoc: 30,50 euros, en vente à la M.C.
Cet ouvrage couvre tout le territoire du Parc naturel régional du Haut-Languedoc qui accueille une flore riche témoignant de ses influences climatiques atlantiques et méditerranéennes et de la diversité des paysages qu'elles composent.
400 espèces végétales sont décrites. Les espèces sont groupées en fonction des milieux naturels où on peut les rencontrer.
Ouvrage très complet, facile à consulter pour tous .
Pour les amateurs d'histoire locale...
La Maison cévenole recommande aux personnes interessées par l'histoire locale aux XIX et XXe siècles un ouvrage publié en 2007 par la Société archéologique scientifique et littéraire de Béziers: il s'agit des"Voies de communication routières et ferroviaires et leur impact sur l'économie et la viticulture" dont l'auteur est Philippe Marassé.Abondamment illustré de photos et plans anciens, ce cahier très documenté et fort interessant coûte 20 euros
Le Mont Cabanes est un sommet des Monts d'orb lesquels s'étendent de l'Espinouse au Sud Ouest jusqu'a la source de l'Orb au Nord-Est.
l'alttude des Monts d'Orb varie de 200 m dans la vallée de la Mare à prés de 1100 m au Mont Marceau
La Géologie est d'une extréme complexité avec des terrains acides, volcaniques, calcaires et dolomotiques...
Ces éléments et la situation des Monts d'Orb en limite de partage des eaux Méditerranée-Atlantique participent à l'extrème richesse, aussi bien botanique que mycologiques, de ces montagnes et à la grande diversité des paysages.
Ainsi, sur les pentes du Mont Cabanes nous trouvons cinq plantes protégées : pivoine officinale, gagée de bohème, spiranthe d'été, l'ophioglosse des Açores, l'orchis et sur le plan national et un certain nombre d'endémiques.
Jacques Salabert
Depuis plus de douze siècles, Compostelle est un lieu de pèlerinage. On dit que tous les chemins mènent à Rome, mais de nombreux sentiers mènent à Compostelle ; c’est le « chemin d’Arles » qui passe par Saint-Gervais, venant de Lunas et allant vers Murat. Partis de Joncels ou de Lunas, les pèlerins arrivent fourbus à Saint-Gervais après une étape longue et difficile, mais ô combien magnifique ! Du départ à l’arrivée, c’est un peu le désert, non pas que l’environnement y soit comparable, mais ils n’y rencontreront aucune âme, aucun commerce, aucun point d’eau… Saint-Gervais sera pour eux la dernière étape méditerranéenne, car dès Murat ils changeront à la fois de département, de région, et de climat où réapparaîtront alors les vaches, les pâturages, les grands espaces. Ici, ils auront peut-être eu la chance de rencontrer quelques mouflons, réintroduits pour la première fois en 1956 et dont on trouve plus de mille bêtes dans la célèbre réserve naturelle du Caroux-Espinouse.
Arrivés au sommet de la crête, surplombant le village, ils ne manqueront pas de faire le détour par les ruines de Neyran, vestiges qui veillent sur Saint-Gervais depuis plus de mille ans. Des associations locales ont décidé il y a quelques années de porter à son castrum une attention particulière, en débroussaillant régulièrement les lieux, et en faisant entreprendre des chantiers de fouilles.
Achevée la descente, les pèlerins enjamberont alors la rivière de la Mare par le petit pont en pierres du XIIIème siècle, qui fait face à une belle demeure, dans l’allée de Notre-Dame-de-Lorette, jolie petite chapelle qui fait l’objet d’un pèlerinage annuel.
Le village est accueillant. Vieilles pierres, vieux murets entourant les jardins y sont foison. Ses habitants y engagent facilement la conversation, donnent de nombreuses indications et informations, mènent parfois même les pèlerins jusqu’à leur gîte. Gîte d’étape communal ou chambres d’hôtes, le repos est assuré. Et, après une bonne douche, c’est la visite du village qui s’impose.
Pour la prière, ou la visite touristique, ils auront le choix : Saint-Gervais possède plusieurs églises et
chapelles : la chapelle Notre-Dame, devant laquelle ils sont déjà passés ; l’église paroissiale, détruite et reconstruite à plusieurs reprises, faite de
grès et de schiste, à l’intérieur de laquelle se trouve
l’orgue tout fraîchement rénové ; et la chapelle des Pénitents Blancs, baroque, qui abrite la
célèbre crèche animée qui fait tant parler d’elle chaque année. Trois églises disons-nous, mais aussi
trois cimetières ; c’est qu’on ne se mélange pas à Saint-Gervais, à chacun son quartier :
rive droite ou rive gauche du Casselouvres, « quartier d’en-haut » ou « quartier d’en bas » ! Mais les rivalités font depuis longtemps partie… du passé. Si vous avez de
la chance, vous rencontrerez quelque habitant bien inspiré décidé à vous conter l’histoire des lieux… à moins qu’il ne vous prenne en sympathie et vous invente des histoires ; ainsi naissent
les légendes !
On vous parlera des vieux métiers, car Saint-Gervais était autrefois le pays des cercliers, des
cl outiers, des tonneliers, tous aujourd’hui disparus ; on vous contera l’histoire de la châtaigne bien sûr… Quant
à celle des champignons, c’est pire qu’un secret d’Etat: s’il y a des choses qui se disent, d’autres
ne se racontent pas, et surtout pas les lieux où l’on découvre
chaque année les cèpes, bolets, trompettes de la mort et autres « coamels » dont le secret est jalousement gardé, on n’insistera donc pas. Dans le haut du village, on grimpera vers le
quartier du Pioch, à travers les ruelles pavées, levant la tête vers les statuettes de pierre, les vierges, les croix, et l’on poursuivra la balade par le coup d’œil dans le magnifique parc d’hortensias du domain e de la Pièce avant
de terminer par la visite incontournable de la maison cévenole qui est à la fois le musée, l’office de tourisme, le lieu d’expositions, et l’endroit où l’on trouve livres, documents et produits
du terroir.
Bref, Saint-Gervais, village étape sur le Chemin, laissera un agréable souvenir à tous les gens de passage ; il n’y a qu’à voir les nombreux « livres d’or’ » des structures d’accueil pour s’émerveiller du contentement des visiteurs. Ceci augure un développement tant espéré et est un bel encouragement pour toutes celles et tous ceux qui se battent pour sortir le pays d’un immobilisme forcé, conséquence de la fermeture des mines d’un passé bien révolu.
Texte et Photos : Bruno Bousquet
Les murettes en pierres sèches font partie du paysage de tout le pourtour méditerranéen. Au moindre relief, elles abondent. Elles permettent l'utilisation d'un terrain pentu en le rendant horizontal, donc cultivable. Elles se confondent parfois avec les pierriers, ou bien elles voisinent avec des capitelles, des bergeries, des clèdes. Dans tous les cas, elles constituent des drainages régulateurs pour l'écoulement des eaux pluviales......
Aujourd'hui, toute cette organisation du terrain patiemment installée par nos ancêtres au cours des siècles est menacée par l'abandon des terres consécutif à la déprise agricole, par la création des voies de communication nécessaires à la mécanisation agricole et par l'urbanisation irréfléchie de certaines zones rurales.
Pour entretenir, restaurer ou même construire des murettes de pierres sèches il est assez aisé d'acquérir le savoir faire
indispensable. Une journée ou deux, quelques conseils judicieux et......... du courage peuvent suffire.
Depuis 10 ans bientôt, l'association Maison Cévenole se préoccupe de transmettre ce savoir faire. Elle organise, chaque mois de la belle saison, une journée d'initiation à la construction en pierre sèche.
L'équipe de bénévoles qui anime cette activité a, peu à peu, mis au point toute une pédagogie de cet apprentissage :
limiter l'apport théorique au minimum indispensable, un bref exposé des principes, illustré par des croquis est fait par
l'un des animateurs à l'ensemble des stagiaires.
Toute la préparation du terrain, pourtant indispensable pour démarrer la construction sur des bases saines, est réalisée à l'avance de manière à privilégier le temps d'apprentissage de la construction.
Des groupes de 2 à 4 stagiaires prennent en charge un volume de construction réalisable en une journée de manière à parvenir à la satisfaction de la réussite.
Un animateur compétent suit 1 ou 2 groupes de stagiaires. Il donne des conseils, mais ne construit pas à la place des personnes en formation. Il peut être amené à faire reprendre une partie de l'ouvrage qui ne lui paraît pas correctement montée.
Un livret récapitulatif des principes de la construction en pierre sèche est remis aux participants à l'issue du bilan de la journée.
Cette année, les dates des prochains stages d'initiation à la construction de murs en pierre sèche ont été fixées :
Mardi 15 mai, mardi 5 juin, mardi 17 juillet, mardi 7 août, mardi 4 septembre et mardi 2 octobre de 8h à 17h30. Autres dates à la demande pour des groupes d'au moins 4 personnes.
Tarif : 25 euros (adhérents) 35 euros (non-adhérents), le prix comprend la journée de formation, le repas, l’assurance et le livret technique remis en fin de journée.
Le Comité départemental de la randonnée pédestre (C.D.R.P. 34) a récemment modifié le parcours du sentier de Saint-Jacques de Compostelle (G.R.653) au départ de Saint-Gervais en direction de Murat. Cette décision a suscité de nombreuses interrogations de la part des usagers (randonneurs et pèlerins) et, surtout, chez les riverains. La principale raison est d'ordre juridique : les sentiers G.R. doivent emprunter des voies vicinales (chemins communaux) et non des voies privées. Or, l'ancien tracé suivait un passage privé sur plusieurs centaines de mètres.
Le chemin vicinal, cheminement muletier traditionnel, était entièrement envahi par la végétation, la plus grande partie de ses murettes était effondrée. Aussi, le C.D.R.P., qui a fait le choix de privilégier la découverte du patrimoine naturel en réhabilitant les anciens cheminements, a envoyé ses équipes de bénévoles randonneurs chargés de l'entretien sur l'itinéraire à créer. Les sorties de l'automne ont permis de venir à bout de la végétation mais les nombreuses murettes éboulées ne permettaient toujours pas le passage. Signalons que les bénévoles de la Maison cévenole, lorsqu'ils avaient entrepris de rouvrir « Lo cami de Béziés », entre le château de Saint Gervais et le col « al très bans » (des Treize vents) ou l'ancien chemin des Nières à Graissessac avaient rencontré les mêmes difficultés.
Une collaboration s'imposait d'autant plus que la Maison Cévenole organise des journées de formation au montage de murs en pierres sèches. Il suffisait donc que cette formation, souhaitée par le C.D.R.P. se déroule sur le tracé du sentier afin d'y remonter les murettes pour faciliter le passage des randonneurs tout en lui redonnant son aspect d'antan.
La veille de la journée de formation, une petite équipe de Montpelliérains - suivant les conseils d'André Clémente, dit « Titou », conseiller municipal - avait préparé tous les emplacements des futures murettes. La journée suivante put ainsi être entièrement consacrée aux apprentissages fondamentaux pour bâtir en pierres sèches.
Résumé de cette journée : 21 participants du C.D.R.P., 1/2 heure de cours théorique suivie de 8 h de travail, 4 formateurs de la M.C. (Titou, J.C. Alary, G.Anglade, B.Ronchaud) ; Diane Ronchaud avait assuré le ravitaillement.
Bilan : plus des 2 tiers des murettes écroulées ont été relevées. Celles qui restent à rebâtir pourront être reprises grâce aux connaissances acquises à la suite de cette formation lors d'une autre sortie.
Le sentier a retrouvé son aspect du siècle dernier grâce à la parfaite collaboration du C.D.R.P. et de l'association locale Maison Cévenole des Arts et Traditions Populaires. Il est devenu praticable pour tous les promeneurs, qu'ils se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle ou qu'ils se bornent à un circuit plus modeste autour de Saint-Gervais.
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