Publié le 27 Octobre 2013

La castagnade de St-Gervais s'est déroulée dimanche 27 octobre sous les platanes de la nouvelle place du quai, par une belle journée d'automne. Plus de trente exposants étaient présents, ravis de voir un public nombreux, parfois venu de Montpellier, qui a pu apprécier les produits locaux et les châtaignes grillées made in St-Gervais.

Castagnade à St-Gervais
Castagnade à St-Gervais
Castagnade à St-Gervais

Les "Mini Pâtissiers"

Ce dimanche 27 octobre, s’est déroulé la Castagnade qui a eu lieu sur la place du quai à St Gervais sur Mare. Un concours de pâtisserie y a été organisé (par des usagers des Foyers de plaisance guidés par une éducatrice pour les petits pâtissiers qui ont dû confectionner des gâteaux. Il y a eu, cette année, dix participants de 4 à 13 ans.

Certaines personnes qui ont pris leur repas sur le quai ont mangé, comme dessert, nos gâteaux et ont voté pour leur préféré.

Vers quatre heures de l’après midi, le chef cuisinier Mr Eric Balan du restaurant « l’Ortensia » , est arrivé pour désigner le vainqueur qui est Charlotte BARDOU (10 ans) et annoncer les résultats du concours.

Elle a gagné grâce à son délicieux gâteau à la châtaigne et au miel qu’elle a inventé toute seule pour l’occasion.
Fanny AUDRAPT (7 ans, la gagnante de l’année dernière) perd alors sa place en tête du podium mais reste en haut du classement en finissant 2ème. Même ceux qui n’ont pas gagné ont eu un cadeau en rapport avec la pâtisserie et d’autres cadeaux en plus.

Tout le monde s’est régalé autant de la journée que des gâteaux !
C’est un concours très amusant !

RENDEZ-VOUS L’ANNEE PROCHAINE !

par Anaïs AUDRAPT (13 ans) et Julie ITTY (11 ans)
Castagnade à St-Gervais
Castagnade à St-Gervais

A la châtaigneraie

Dimanche 27 octobre Grosloup nous a fait visiter sa châtaigneraie au lieudit Tournol à Mècle.

On a vu des gros châtaigniers vieux de plusieurs centaines d’années.

Certains ont une maladie, le chancre, un champignon qui les fait mourir.

Alors, Grosloup a greffé des châtaigniers en bonne santé pour les sauver. Heureusement qu’il est là !

Des animaux comme les sangliers ou les cerfs abiment les arbres. Donc Grosloup a dû mettre un fil électrique pour les protéger.

Ensuite on est allé à la bergerie de Grosloup construite en pierre. Avant, il y avait à Mècle des troupeaux de 40 à 50 brebis. Leur lait servait pour Roquefort.

Puis on a vu des ruches en forme de maison pour les abeilles ; elles pollinisent les arbres.

E per acabar, avèm amassat de castanhas per manjar a l’ostal ! Plan mercé Grosloup !

Agathe Martinez (10 ans)

Rédigé par lamaisoncevenole

Publié le 14 Octobre 2013

Neyran : bilan de 5 ans de fouilles

Samedi 12 octobre, les archéologues Isabelle Commandré et Franck Martin, qui ont conduit les fouilles du castrum de Neyran de 2005 à 2013, ont présenté à une soixantaine de personnes le bilan de leurs recherches et, plus particulièrement, celles du dernier été.

Selon eux, la construction du castrum - village fortifié - a été réfléchie : autour d'un noyau primitif sur le point le plus haut (qui comprenait une tour aujourd'hui disparue et la aula, c'est-à-dire la demeure seigneuriale) les bâtisseurs ont creusé la roche pour aménager 5 niveaux d'habitations, citernes et endroits pour des animaux. La pierre qu'ils extrayait servait alors à bâtir des murs. Ainsi, Neyran est un castrum "incrusté" dans le rocher.

La première mention connue de ce site fortifié appartenant à la famille de Neyran date de 1082. Pourtant, l'analyse de restes alimentaires et de fumure dans d'anciennes étables laisse penser que l'endroit était occupé depuis au moins un siècle. Qui étaient ses occupants ? les seigneurs formant une noblesse rurale qui disposaient de moyens relativement conséquents (en témoignent le mobilier et les vestiges alimentaires retrouvés et analysés) et qui gouvernaient la paysannerie locale. Celle-ci cultivait les meilleures terres, près de la rivière la Mare, et rentrait en fin de journée dans ce village qui leur offrait la sécurité. A l'origine, le castrum avait une fonction défensive et militaire, puis les bâtiments ont vraisemblablement pris une fonction plus agricole.

Les fouilles de cette année se sont concentrées sur le secteur nord (au-dessus de la route de Mècle). Elles ont révélé de nouvelles habitations et ont confirmé ce que les archéologues supposaient : sous la pression démographique aux XII-XIIIe siècle, des maisons ont été construites sur les pentes parfois abruptes, hors des remparts dont la trace exacte est difficile à déterminer. La superficie du castrum était donc assez étendue (pour une population qu'il est aujourd'hui impossible de chiffrer précisément) et il reste encore beaucoup à découvrir.

En effet, deux raisons motivent l'arrêt définitif l'an prochain des recherches par l'équipe du GRAL (Isabelle Cammandré et Franck Martin) : la fin des subventions publiques et l'obligation scientifique de laisser une "réserve archéologiques" pour les chercheurs du futur qui disposeront de techniques permettant d'encore mieux percer les mystères d'un tel site.

On a pu avoir déjà un aperçu de l'apport des nouvelles technologies avec la présentation en trois dimensions de certaines parties du site, réalisée par Patrice Cervellin à l'aide du logiciel Photoscan. Ces nouvelles représentations numériques offrent une vision nouvelle du castrum, dont certaines parties, rappelons-le, sont difficilement accessibles ou ont été recouvertes par les archéologues pour être préservées et faciliter la circulation. Ainsi, le projet des archéologues est de réaliser une restitution en 3D de l'ensemble du site.

D'ici-là, vous pourrez découvrir ou revoir ce site (on ne s'en lasse pas) grâce aux visites guidées organisées par la Maison cévenole.

Rédigé par lamaisoncevenole